•  

    Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit) est une série de dessins animés tournant autour du personnage du même nom créé par Ub Iwerks et Walt Disney en 1927 et distribué par Universal Pictures, qui en détenait les droits. Le personnage d'Oswald le lapin a débuté sa carrière en 1927, juste après la fin des Alice Comedies.
     
    Après quelques épisodes, Universal a confié la production à d'autres studios que celui de Disney, dont ceux de Charles B. Mintz et de Walter Lantz. C'est au moment de l'arrêt du contrat entre Disney et Universal qu'est né le personnage de Mickey Mouse.
     
    Le personnage d'Oswald a été « récupéré » par la Walt Disney Company en février 2006 à la faveur d'un échange.


    Le personnage est un lapin graphiquement très proche du personnage de Félix le Chat né en 1919. Il est noir avec un short blanc et de longues oreilles pendantes. Pour Kevin S. Sandler, il reprend le style graphique des comics strip utilisé par Disney dans les Alice Comedies, par Max et Dave Fleischer pour Koko le clown ou par Messmer-Sullivan pour Félix le Chat22.
     
    Oswald possède des oreilles longues et pendantes, un visage allongé (pointu comme les souris), des pattes longues en trois segments dont les pieds plats et allongés, cinq doigts. Ces éléments se retrouvent sur les souris dessinées par Hugh Harman33. Le ventre d'Oswald est légèrement « bedonnant » en raison d'un tronc légèrement plus long que celui de Julius ou de Mickey Mouse. Dans Oh Teacher (1927), il est capable de retirer sa patte pour l'embrasser afin de se porter chance.

      

     


    1927-1928 : la création sous Disney
     
    En janvier 1927, Mintz demande à Disney, qui achève les derniers courts métrages des Alice Comedies comme l’exige son contrat, de concevoir un personnage de lapin qui sera le héros d'une nouvelle série. Dans le courant du mois, Disney lui renvoie une série d'esquisses préparatoires proposant différents lapins.
     
    Le 4 mars, Mintz signe avec Universal Pictures un contrat de production qui prévoit 26 courts métrages produits par Disney pour 2 250 $ par film4. Ce n'est qu'ensuite que Mintz commande à Disney la réalisation des Oswald5.

     


    La production de Alice in the Klondike est lancée lorsque Mintz demande à Walt Disney d’entamer la production d'une nouvelle série, Oswald le lapin chanceux6. Cela oblige Disney à produire deux séries parallèles en mars et avril, pour ne plus produire que celle d’Oswald à partir de mai 1927, comme le prévoyait le contrat signé avec Carl Laemmle, le directeur d'Universal, pour produire une série de dessins animés qui devaient être distribués par Charles B. Mintz et George Winkler.
     
    La création du personnage n'est pas parfaitement définie, selon Merrit et Kaufman, elle pourrait être due à une collaboration entre les artistes de Disney et les équipes commerciales d'Universal malgré les propos accordant la paternité du personnage à Mintz1. Le nom Oswald est lui attribué par Arthur Mann à P. D. Cochrane, directeur du département publicitaire d'Universal tandis que Walt aurait raconté à sa fille Diane Disney que le nom aurait été littéralement tiré dans un chapeau. L'aspect graphique du personnage semble avoir atteint une définition vers mi-mars 1927, car des documents publicitaires émanant d'Universal publiés avant cette date diffèrent de ceux de la production du premier court métrage de Disney, Poor Papa, terminé début avril 1927.
     
    Le premier épisode, intitulé Poor Papa, est livré en juin 1927 mais ce pilote est refusé par Universal4,9. Walt Disney avec Ub Iwerks créent alors un second film Trolley Troubles qui est accepté et marque le lancement de la série.

     

    Début d'une série à succès
     
    Trolley Troubles, le second film, est produit durant l'été en même temps que la production des Alice s'arrête. Le dernier Alice sort en août, suivi dès septembre par le second Oswald, Trolley Troubles. Ce film a eu la chance de sortir à la fois sur la côte Est, au Roxy de New York et sur la côte Ouest, au Criterion de Los Angeles, deux temples du cinéma10. Dans ce film, le personnage d'Oswald développe un caractère emprunt des stars de la comédie burlesque de l'époque comme Charlie Chaplin et plus spécialement Buster Keaton, une « combinaison de bonhomie et de détermination »
     
    Peu avant l'été, Disney est ennuyé avec sa production et, de peur de ne pas pouvoir remplir sa part du contrat (à savoir produire 26 films en moins d'un an), il se lance dans des recrutements. Rudolf Ising pose sa démission en mars 1927, remplacé moins d'une semaine après par son prédécesseur, et donc aussi successeur Mike Marcus Les Clark est engagé lors du démarrage de la série, Johnny Cannon rejoint le studio en juillet 1927, la plupart des nouveaux animateurs sont alors nommés assistants d'Ub Iwerks et Hugh Harman tandis qu'Hazel Sewel, demi-sœur de Lillian Disney, est engagée à l'encrage. Autre élément afin d'assurer une production plus importante, le studio est divisé en deux équipes, l'une regroupée autour d'Iwerks et Friz Freleng, l'autre d'Harman et Rollin Hamilton.
     
    Durant l'été 1927, Disney entame aussi une pratique qu'il conservera très longtemps, la prime au gag ; d'autres primes ou bonus ont aussi existé. Iwerks et Freleng ont ainsi écrit l'histoire et animé le court métrage The Banker's Daughter1 Freleng se souvient qu'une prime avait été faite en cas de réalisation dans les temps des films.
     
    Comme convenu dans le contrat signé par Mintz, la série est diffusée à partir de septembre par Universal qui utilise sa puissance commerciale.
     
    L'un des éléments qu'apporte Universal au succès de Disney est la promotion du personnage. Le personnage d'Oswald est ainsi le premier de Disney à avoir connu des produits dérivés, à savoir une sucrerie, un ensemble de crayons et une broche. La barre chocolatée a été produite dès le début de l'été 1927, avant la sortie officielle du premier film en septembre, suivi par la broche en juillet, et les crayons au printemps 1928. Ces produits dérivés découlent d'une politique habituelle d'Universal, qui exploitait le plus possible ses marques.
     
    Un autre élément est la diffusion régulière dans des cinémas. Universal a par exemple programmé les Oswald dans le Colony Theater de New York, cinéma inauguré en 1924 et loué par Universal depuis 192613.
     
    Le film Great Guns, quatrième de la série, est considéré par le magazine Motion Picture News comme « empli d'humour » et prédit le succès de cette « série pleine d'humour populaire pour tous les types de maisons si le standard présent est maintenu

     

    Février-mars 1928 : retournement de situation
     
    Confiant, grâce au certain succès de la série courant janvier 1928 et à l'approche de la fin du contrat, Disney se rend mi-février à New York pour rencontrer Mintz et lui demander, en même temps qu'un renouvellement du contrat, une augmentation de son budget6. Il souhaite passer de 2 250 $ à 2 500 $ par film. Mintz rétorque à Disney qu'il souhaite à l'inverse faire réduire les coûts de production de 20 %. Il apprend à Walt Disney que d'après les contrats signés en 1927, c'est Universal qui détient les droits de la série, Winkler n'est qu'un intermédiaire ayant mandaté Disney pour la production. Il avertit aussi Disney qu'en cas de refus, il peut continuer à produire la série dans son propre studio avec une partie des animateurs de Disney. La plupart ont d'ailleurs déjà signé un nouveau contrat avec lui. Maureen Thomas et François Penz déclarent même que « Winkler a volé les droits d'Oswald à Disney ». La motivation de Mintz est assez simple, il souhaite contrôler un peu plus la production des Oswald, les animateurs de Disney devenant ses employés.
     
    Le 1er mars, Walt demande à son frère Roy de faire signer aux employés voulant partir, principalement Iwerks, des contrats « dans le marbre », mais ces derniers refusent en raison des propos alarmistes de Winkler concernant le marché du dessin animé. Roy répond à son frère dès le lendemain.
     
    De son côté, d'après Merrit et Kaufman, Disney aurait approché durant son séjour à New York, Bill Nolan l'animateur en chef de Mintz pour le débaucher mais celui-ci refusa.
     
    Les négociations se poursuivent jusqu'au 13 mars lorsque Disney refuse le contrat et quitte New York. Ce serait durant ce voyage de retour que serait né Mickey Mouse. Disney poursuit la production des films en cours d'Oswald, le contrat prévoyait un total de 26 films.Mais en parallèle, avec Ub Iwerks et Les Clark qui n'ont pas signé avec Mintz, il développe une nouvelle série basée sur le personnage graphiquement proche d'Oswald, Mickey Mouse.
     
    La société Universal a sonorisé certains des courts métrages produits par Disney dans les années 19407,18. D'après le site Golden Age Cartoons, ce seraient six courts métrages qui ont été sonorisé par Universal mais en 1931.

     


     

     


    votre commentaire

  • votre commentaire
  • les Alices Comedies

     sont une série de courts métrages d'animation produits par Walt Disney au tout début de sa carrière à Hollywood, de 1923 à 1927. Dans cette série de films muets et en noir et blanc, une jeune fille prénommée Alice se retrouve régulièrement dans Cartoonland, un monde de dessins animés, avec entre autres personnages un chat nommé Julius. Elle comprend un pilote Alice's Wonderland réalisé en 1923 à Kansas City puis 56 autres courts métrages muets en noir et blanc réalisés entre 1924 et 1927 à Hollywood.   La série est la première réalisée par Disney à Hollywood et marque le début du studio d'animation Disney, devenu la société The Walt Disney Company. La célèbre série Mickey Mouse, lancée en 1928, n'est donc que la troisième de Disney, précédée par Alice Comedies et Oswald le lapin chanceux.

    Automne 1923 : La création du Disney Brothers Studio   En Californie, Walt essaye de trouver un distributeur pour la série Alice Comedie en utilisant le pilote créé à Kansas City dont il envoie une copie à plusieurs distributeurs. En septembre 1923, Margaret Winkler est de son côté confrontée à un problème avec Pat Sullivan, le créateur de Félix, au sujet de la distribution de la série. La rupture du contrat est alors à l'ordre du jour, la nouvelle production de Disney devient donc intéressante8. Mi-octobre, Elle envoie un télégramme à Disney dans le but de signer un contrat8.   Walt Disney obtient alors un contrat avec Winkler Pictures, le studio dirigé par Margaret Winkler et son futur mari Charles Mintz. Le contrat comprend 6 courts métrages15 et stipule un paiement de 1 500 $ par pellicule16 (durée maximale d'environ 9 min) avec une option pour six supplémentaires et un premier film à délivrer le 15 décembre8.   Mais Walt se retrouve dans la situation opposée à celle de Laugh-O-Gram à Kansas City : il a un distributeur mais plus d'équipes8. D'après la correspondance avec Winkler, celle-ci souhaite que la jeune actrice, Virginia Davis conserve le rôle titre17. Walt aurait écrit dès le 16 octobre à la famille Davis pour proposer un contrat d'un an à Virginia17,18 qui lui aurait répondu dès réception par l'affirmative18. Walt signe alors un contrat d'un an avec la mère de Virginia et paye les frais pour que la mère et sa fille s'installe à Hollywood17. Le contrat prévoit un salaire gradué de 100 USD par mois au début pour atteindre les 200 USD à la fin du contrat et 250 USD en cas de prolongation du contrat18.   Virginia Davis explique dans une entrevue donnée à Russel Merritt and J. B. Kaufman, que plusieurs facteurs auraient motivé la rapide réaction des Davis, dont la possibilité de faire carrière dans le cinéma, le climat de la Californie qui aurait permis à Virginia de guérir d'une pneumonie et le fait que le père de Virginia était un représentant en accessoires18, donc sans attache.   En octobre 1923, Walt convainc son frère Roy, alors en convalescence d'une tuberculose, de créer un nouveau studio nommé Disney Brothers Studio15,19. Walt demande 200 $ à son frère et 500 $ à son oncle, ce dernier étant un peu réticent17. Le studio est créé le 16 octobre 1923, date aussi de signature du contrat avec Margaret Winkler17   Les deux frères s'installent dans une ancienne boutique au 4651 Kingswell Avenue pour un loyer mensuel de 10 $1,8,17. Roy s'occupe de la caméra, achetée d'occasion pour 200 $, après avoir eu une courte formation faite par Walt17.   Le 24 octobre 1923, il écrit aux Davis qu'il travaille déjà à l'animation et à Winkler qu'il accepte la date du 15 décembre pour la première livraison, celle d'un film nommé Alice's Day at Sea18.

    Décembre 1923 : Le premier film 

     

    Extrait d'Alice's Day at Sea (1924) Le premier film de la série, Alice's Day at Sea, est expédié à Winkler vers le 15 décembre 192320 mais ne lui arrive que le 26 décembre21, tandis que la première diffusion n'a lieu que le 1er mars 192422.   Comme pour le second film, Walt est seul à l'animation tandis que son frère filme à la fois Virginia Davis et les animations23. En raison du retard de livraison, Winkler demande à Disney de lui envoyer dorénavant les négatifs pour qu'elle réalise elle-même l'édition du film à New York21.   Russel Merritt and J. B. Kaufman, dans Walt in Wonderland, découpent l'histoire de la série en trois périodes qui correspondent aux trois contrats signés entre Disney et Winkler. La première couvre l'année 1924, la seconde débute avec la signature le 31 décembre 1924 d'une seconde saison24 marquée par un changement de la vedette, la troisième à partir de février 192625.

    1924 : Début de la production

      Walt anime un second film, nommé Alice Hunting in Africa qui n'arrive dans les bureaux de Winkler qu'à la fin de janvier 1924 et provoque l'envoi d'un télégramme par Winkler, demandant cette fois l'ajout d'éléments humoristiques mais appréciant la réduction du délai d'expédition21. Pour cette raison, le film n'est pas diffusé directement, une seconde version, améliorée, est réalisée en octobre 192426.   En février 1924, Walt recrute un jeune animateur californien, Rollin Hamilton17. Son premier crédit est Alice's Spooky Adventure. Le film reçoit les compliments de Winkler, qui attendait exactement ce type de film mais demande quand même la remise en production de certaines scènes27.   Hamilton travaille d'abord seul aux animations avec Walt Disney mais ce dernier sent qu'il a besoin d'aide1. Pour la production du quatrième film Alice's Wild West Show, Walt engage deux femmes pour l'encrage et la peinture17, Lillian Bounds et Kathleen Dollard26. Lilian Bounds est la future Mme Disney28. Afin d'accommoder la nouvelle équipe, le studio déménage au 4649 Kingswell Avenue avant la fin février17.   Les films se succèdent alors et régulièrement Disney accepte les remarques de Winkler, dont celle de faire apparaître le plus possible un chat noir malgré la ressemblance avec Félix27. Pour Merrith et Kaufman, cette requête est avant tout motivée par le souci de tenir le « récalcitrant Pat Sullivan » dans un état conciliant27. Disney n'arrive à personnaliser ce chat noir, déjà nommé Julius, que vers fin 192427.   Afin d'améliorer la série, Disney a besoin d'assistance et pense connaître l'animateur de la situation27. Disney cherche alors à persuader ses anciens collègues de venir le rejoindre en Californie pour poursuivre la série29. Le premier est Iwerks, alors retourné à la Kansas City Film Ad, son employeur avant son aventure avec Disney dans Laugh-O-Grams27 et où les deux hommes s'étaient rencontrés. Walt entame une correspondance début 1924 et, à force d'insister, persuade Iwerks de venir27. D'après Pat Williams et Jim Denney, Walt aurait promis à Iwerks en juin 1924 un salaire de 40 $ par semaine et 20 % du studio afin de compenser les 1 000 $ de salaire impayé datant de Laugh-O-Gram30. Selon Lenburg, Iwerks ne serait arrivé que le 23 juillet 1924, et aurait signé un contrat de trois ans pour un salaire mensuel de 120 $31. Iwerks serait venu avec la Cadillac de Thomas Davis, père de Virgina qui l'avait laissé à Kansas City au cas où27.   Les deux premiers animateurs du studio sont Hamilton et Iwerks, fraichement arrivé de Kansas City15. En octobre 1924, Disney engage un troisième animateur32, Thurston Harper, qui est crédité sur Alice the Piper33.   L'année 1924 est marquée par de nombreux retours d'insatisfactions de la part des spectateurs qui trouvent qu'Alice est souvent trop brillante, disparaissant même à l'occasion34. L'équipe de Disney semble avoir trouvé une solution à ce problème généré par la seconde exposition de la pellicule de prise de vue réelle lors du filmage de l'animation. Rudolf Ising indique qu'à son arrivée courant 1925, le studio Disney utilisait déjà une technique consistant à noircir la zone des cellulos où le personnage d'Alice devait apparaître d'après le film en prise de vue réelle, puis cette pellicule était transformée en négatif pour être projeté avec l'animation sur le film final34. Il est possible de voir sur certaines images des contours noirs autour d'Alice par exemple dans Alice the Peacemaker35.   Pour Merritt et Kaufman, le problème est aussi lié à l'inexpérience de caméraman de son frère Roy, qu'il remplace en avril par Harry Forbes et Mike Marcus à partir de mai35.   Ces problèmes résolus, Walt doit faire face à ceux liés à Charles Mintz, époux de Margaret Winkler, qui reprend en main les activités de sa femme (Voir Ci-dessous). Walt concède toutefois que Mintz a permis d'augmenter le nombre de gags dans ses films, en comparaison entre le début de l'année 1924 et la fin, de l'année, on constate une prolifération d'éléments comiques, qui sera aussi l'apanage des premiers Mickey Mouse, quatre ans plus tard36.

    En raison du succès de la série et de la fin des 12 premiers films, Disney et Winkler-Mintz s'accordent pour signer le 31 décembre 1924 un contrat pour la production d'une seconde saison de courts métrages, mais comprenant non plus 12 mais 18 films24. Mais l'une des contraintes imposées à Disney est une réduction des coûts de production24. Dans cette optique, le salaire de 250 USD promis à Virginia Davis aurait dû être amputé24. Disney propose aux Davis de ne payer Virginia que les jours où elle est filmée, soit à raison de 1 jour par épisode, 18 jours de salaire pour le contrat, ce que toute la famille refuse catégoriquement24. Mais la carrière de Virginia peine à démarrer et en septembre 1925 sa mère écrit même à Mintz pour qu'elle reprenne le rôle d'Alice24.   Entre temps, Disney cherche une remplaçante. La jeune Dawn Evelyn Paris, déjà une jeune actrice confirmée, est alors engagée selon les termes refusés par les Davis, sa carrière lui permet même de rompre le contrat après le tournage d'un seul film Alice's Egg Plant, tourné en mars mais sorti seulement en mai24.   La solution finalement trouvée grâce à une jeune actrice qui avait fait un essai de tournage durant le mois de février pour le film Alice Solves the Puzzle, Margie Gay37. La présence de cette jeune actrice modifie profondément la série, surtout en raison de la différence physique qu'elle apporte, Alice passe de blonde et bouclée Virginia Davis, proche de Mary Pickford, à une fillette aux cheveux noirs coupés courts plus proche de Colleen Moore37.   Un autre point de différence avec la première saison est le fort développement de la personnalité du chat noir, nommé Julius37, ainsi que la première apparition d'un antagoniste que deviendra récurrent, l'ours Black Pete, futur Pat Hibulaire. Ces changements s'accompagnent de la disparition du groupe d'amis réels au profit d'un groupe d'amis imaginaires, la création d'un "gang" de toons37, prémices des futurs amis de Mickey, de Donald ou ceux chez Warner. Parmi ces personnages récurrents, on peut noter le chien policier apparu dans Alice the Peacemaker37, un basset anonyme victime de gags sur sa longueur38.   À partir de l'été 1925, le succès commercial relatif du studio Disney permet à Walt de « se poser »39.   De nouveaux employés sont engagés et parmi eux se trouve côté encrage, Ruth Disney et Irene Hamilton, respectivement sœur de Walt et de Rollin Hamilton38. Les animateurs qui rejoignent ensuite Disney, à partir de juin 192540, sont Hugh Harman, Walker Harman (son frère), Rudolf Ising et Friz Freleng41. La production de la série Alice Comedies lancée au début de l'année 1924 oblige rapidement le studio à compter une douzaine d'employés41. Walker Harman ne sera animateur que peu de temps, préférant l'encrage38. L'arrivée d'Ising, déjà habitué à utiliser une caméra, permet de se détacher de Mike Marcus, présent pourtant depuis un an38. Un autre départ est celui fin 1925 de Harper, dont le « caractère explosif devenait une charge pour le studio» 38.   Le 6 juillet 1925, Walt verse un acompte de 400 dollars pour acheter un terrain au 2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs42,43.   Le 13 juillet 1925 il épouse Lillian Bounds, une des employées du studio travaillant comme peintre intervalliste et secrétaire44.   L'arrivée des nouveaux animateurs, pour la plupart des amis, et le succès de la série permettent à l'équipe de passer plus de temps à concevoir les courts métrages. Disney organise des sessions de développement de l'histoire et d'organisation des éléments comiques45. Toutefois le résultat de ces séances montrent la forte influence des films de l'époque45 tel que Le Cheval de fer de John Ford pour Alice's Tin Pony. De plus les histoires, ayant un début de « style Disney » seront réutilisées dans des productions plus récentes dont des Mickey Mouse45. Ising se souvient que l'équipe aimait les séries de Félix mais aussi des Aesop's Fables qui ont donc influencé son travail46. Un des éléments de cette influence est la queue de Julius qui comme celle de Félix est magique presque omnipotente, fait repris dans les premiers Mickey Mouse46.   Durant toute cette période, l'attention de Walt est très centrée sur le coût des prises de vues réelles, bien plus que l'animation43. Le tournage de trois films est fait dans la même journée et souvent par George Winkler, et non un employé supplémentaire43.   Un autre élément de problème est la livraison des films à Winkler toujours en retard. Même avec son importante équipe en 1925, Disney ne parvient pas à tenir les délais, alors d'un film toutes les trois semaines d'après le contrat, ce qui irrite logiquement Mintz25. Par exemple Alice Chops the Suey n'est livré que le 28 septembre alors que sa production a été finie vers la fin juillet25. Walt instaure alors un bonus pour les films terminés à temps.   Disney accroit la charge de travail de ses équipes afin d'atteindre les conditions du contrat qui stipulent que les 18 films doivent être livrés au plus tard le 15 janvier 192625.   La fin de l'année 1925 est marqué par un changement d'attitude de la part de Mintz : afin de conquérir le marché de beaucoup plus d'États américains, il signe un contrat avec Film Booking Offices of America (FBO), la société de Joseph Kennedy, qui lui garantit une importante somme d'argent pour la distribution des Alice Comedies et des Krazy Kat25. Mais le contrat impose des contraintes budgétaires supplémentaires à Mintz et spécifie qu'aucune production de Mintz ne doit sortir avant le 1er septembre 192625. C'est pour cette raison que Alice's Mysterious Mystery sort le 15 février et qu'Alice Charms the Fish ne sort que le 4 septembre. La seule exception est Alice's Orphan, sorti le 1er mai d'après IMDb, mais dont la date est sujette à caution.

    1926 : Le troisième contrat

       Les derniers films de la seconde saison sont tous diffusés avant le 15 février, presque comme convenu, car il y a encore un mois de retard. En février 1926, Walt Disney accepte les termes du contrat et se lance dans la production des 26 films prévus, soit plus du double de la première saison25. Walt accepte donc la contrainte budgétaire réduisant à 1500 USD la production en contrepartie d'une part des bénéfices25,47. Mintz accepte toutefois que les films soient livrés dès mars 192648.   La construction du nouveau studio prend fin avec le début de l'année 1926 et mi-février, le déménagement se fait sous une pluie d'orage si forte que les fournitures se retrouvent détrempées49. Le premier film complété dans le nouveau studio est Alice Charms the Fish, comme nous l'avons vu, il est le premier à sortir en septembre pour la nouvelle série, mais c'est la troisième production, cet ordre de diffusion est un choix de FBO48.   Cette nouvelle série voit l'émergence de nouveaux procédés dans la production, dont la préparation des scripts - mais pas encore de storyboard - et le dépôt de copyright par R-C Pictures Corp, l'une des sociétés mères de FBO48. Un autre est purement technique, des éléments sont réutilisés par duplication ou par simple symétrie axiale, par exemple dans certaines scènes de foules ou des décors, et ce malgré l'interdiction et la désapprobation de Disney50.   Un autre point est, du fait de la diffusion que plusieurs mois après la production, que le studio cherche à se diversifier. Disney lance la production d'un court métrage hors-série, Clara Cleans Her Teeth, réalisé fin août 1926 à moindre frais avec par exemple Marjorie Sewell, fille de sa belle-sœur ou les enfants de l'orphelinat de Los Angeles48.   En mai 1926, Mintz reçoit une lettre de la part de l'agent parisien de FBO concernant le fait inacceptable que des mots, utilisés pour des gags, soient présents dans l'animation, et donc impossible à retirer ou remplacer par une traduction50. Le film Alice's Brown Derby marque alors l'arrêt de cette technique comique, utilisant des bulles pour les expressions des personnages, comme pour la bande dessinée50.   L'année 1926 est marquée par plusieurs faits qui mettent à mal le studio Disney ou le feront. Ainsi Rudolph Ising et Hugh Harman profitent d'un congé pour tenter de fonder leur propre studio en réalisant un second pilote et en le proposant à un distributeur, mais la tentative échoue50. Ham Hamilton décide lui de quitter le studio à cause de problème d'incompatibilité d'humeur avec Walt Disney, revenant toutefois quelque temps plus tard50.   Autre problème, les procès intentés depuis près de cinq ans par la Bray-Hurd Patents Co sur l'utilisation des cellulos dans l'animation contre Paul Terry touchent Hollywood51. Disney, conseillé par Mintz, rejoint l'association de Terry contre Bray51. Peu après Terry et tous les studios sont forcés de payer à Bray l'utilisation du brevet des cellulos51. Ironiquement, le co-auteur du brevet Earl Hurd sera engagé par Disney dans les années 1930 mais il décède en 1940.   Fin décembre 1926, lors de la production d'Alice's Auto Race, Margie Gay stoppe sa participation et est remplacée dès le 31 décembre par Lois Hardwick qui tourne alors Alice's Circus Daze et Alice's Knaughty Knight52.

    1927 : Les derniers films

       L'année 1927 est essentiellement consacrée à la production des derniers courts métrages prévus aux contrats signés en février 1926.   Le recrutement de quelques nouveaux animateurs permet d'étoffer l'équipe de production39. Alice's Auto Race, dernier film de Margie Gay, marque aussi le premier crédit de l'animateur Paul J. Smith52, engagé en décembre 1926, principal réalisateur de la série Woody Woodpecker entre 1955 et 1972.   Friz Freleng est engagé en janvier 1927 sur Alice's Knaughty Knight52, sur les conseils de Harman et placé sous l'aile d'Ub Iwerks50. Les Clark lui est engagé le 23 février 192753 et crédité pour la première fois sur Alice's Picnic réalisé en mars 192754.   Le dernier épisode de la série Alice Comedies est Alice in the Big League sorti le 22 août 1927.

    Lentement, Mintz met fin à la série[modifier]   Mais une ombre ternit le tableau : dès août 1924, Margaret Winkler laisse Mintz, son mari depuis novembre 192332, diriger son studio de distribution tandis que son frère George Winkler s'installe à Los Angeles et intervient comme monteur au sein du studio Disney49. Vers la fin de l'été 1924, la correspondance avec Winkler s'est transformée en une correspondance avec Mintz, mais celui-ci est plus confiant en lui32. Mintz demande alors à Disney de produire de plus en plus d'Alice, de 6 initialement prévus par Winkler à 12 en décembre 1924, le contrat passe en 1925 à 18 puis 26 en 192655. Autre point, il décide de réduire le paiement à 900 $ par film au lieu des 1 500 prévus, au motif que « Disney gagnait trop »30.   Pour Michael Barrier et Bob Thomas, la baisse à 900 $ n'est pas indiquée et l'histoire est que « Winkler payait la somme fixe de 1 500 $ pour chacun des six premiers courts métrages de la série Alice Comedies, produits en 1924, somme passée ensuite à 1 800 $ »47,56. Pat Williams et Jim Denney, eux précisent et qu'en décembre 1924, le succès de la série fait que Walt se retrouve en position de force lors de la négociation de son contrat30. Il obtient de Mintz 1 800 $ par film et une part des profits30.   En 1925, les comptes de Roy Disney montrent que le profit sur chaque film est de plus de 600 $47. Mais vers la fin de l'année, Mintz souhaite passer à ce qui est pour lui un partage des bénéfices, et propose donc à Disney de revenir à la somme initiale de 1 500, pour « compenser le prix de l'édition des bobines », et qu'une partie des revenues de la sortie en salle lui serait versée plus tard47. Walt Disney parvient au prix d'une guerre épistolaire à obtenir quelques concessions. Toutefois la présence de Georgle Winkler, qui s'occupe souvent de la caméra et agit comme intermédiaire entre Disney et Mintz, permet d'avoir une « zone tampon »43.   Mi-1925, Mintz écrit (ou fait écrire) à Disney son mécontentement quant à la distribution des Alice Comedies : une société tierce distribue des courts métrages intitulés Alices Comedies alors que Winkler Pictures est le seul sous contrat avec Disney43. La raison de cette missive vient de la liquidation du studio Laugh-O-Gram suite à sa mise en faillite en juillet 1923, affaire qui ne se finira qu'en janvier 192743. Les droits du film pilote, Alice in Wonderland, récupérés par la société Pictorial Club de Kansas City, celle dont l'absence de paiement avait provoqué la faillite de Laugh-O-Gram, ont été revendus à la branche new yorkaise de Picturial Club en janvier 1924 qui pour rentabiliser son investissement à procéder à l'exploitation du film43, ce qui envenime les relations entre Mintz et Disney. Autre point de mécontentement, les retards de livraisons systématiques de Disney, atteignant parfois presque deux mois, mais le fait que Disney parvienne à livrer avec une semaine d'avance n'est pas non plus apprécié car il ne permet pas à Mintz de le payer25.   L'année 1926 voit la production se poursuivre au même rythme que l'année précédente. Mais petit à petit, l'ambiance au sein du studio Disney s'envenime, en raison du « caractère de directeur despotique » que Walt Disney prend avec ses employés, dans plusieurs sont venus à sa demande de Kansas City55. Le contrat liant Disney et Mintz se transforme en une série de duels à propos de nombreux points55. Comme nous l'avons vu, le délai de livraison, l'exploitation du pilote par une société tierce s'ajoutent aux querelles précédentes et ne créent par un climat serein. Autre point, la longueur des courts métrages. En 1925, Mintz se plaignait que les films étaient trop courts avec juste moins de 600 pieds de pellicules mais le nouveau contrat avec FBO nécessite 100 copies de chaque film et un film de 648 pieds comme Alice's Circus Daze impacte fortement le budget de duplication57. Mintz et Disney s'accordent donc sur une longueur comprise entre 550 et 600 pieds malgré le fait que le contrat avec FBO stipule 60057.   En janvier 1927, Mintz demande à Disney, alors afféré à achever les derniers courts métrages des Alice Comedies afin de remplir son contrat, de concevoir un personnage de lapin, héros d'une nouvelle série. Mintz signe le 4 mars avec Universal Pictures un contrat de production qui prévoit 26 courts métrages produits par Disney pour 2 250 $ par film58. Ce n'est qu'ensuite que Mintz commande à Disney la réalisation des Oswald41.   C'est lors de la production de Alice in the Klondike que Mintz demande à Walt Disney d'entamer la production d'une nouvelle série, Oswald le lapin chanceux59. Cela oblige Disney à produire les deux séries en parallèle durant mars et avril, pour ensuite produire que des Oswald à partir de mai 192759, comme le prévoyait le contrat signé avec Carl Laemmle, le directeur d'Universal, pour produire une série de dessins animés qui devait être distribuées par Charles B. Mintz et George Winkler60.   Le premier épisode, intitulé Poor Papa est livré en juin 1927 mais ce pilote a été refusé par Universal58. Walt Disney avec Ub Iwerks créèrent un second film Trolley Troubles qui fut accepté et marque le lancement de la série. Ce second film est produit durant l'été en même temps que la production des Alice s'arrête. Le dernier Alice sort en août, suivi dès septembre par le second Oswald, Trolley Troubles.   Certains des films des Alice Comedies sont ressortis dans des versions sonorisées dans les années 1930.

    Les personnages

      La série comporte trois personnages principaux et récurrents Alice, le chat Julius et l'ours Black Pete. Julius, Pete et d'autres moins récurrents sont tous en animation. Il y aura aussi quelques autres acteurs réels au côté d'Alice. Ce principe d'une série d'histoires mettant en scène une jeune fille n'est pas une première. On peut noter la série de 20 courts métrages muets The Perils of Pauline réalisés par Louis J. Gasnier et Donald MacKenzie en 1914, avec Pearl White.   Le personnage d'Alice a été interprété par quatre jeunes actrices :  Virginia Davis  Margie Gay  Dawn Evelyn Paris (connue aussi sous les noms de Dawn O'Day et Anne Shirley)  Lois Hardwick   Julius possède une forte ressemblance avec Félix le Chat et celle-ci n'est pas accidentelle. Charles Mintz qui distribuait aussi la série de Félix de Pat Sullivan insista auprès de Disney dans ce sens afin d'émuler le succès de Félix61.   L'ours Black Pete, prémices de Peg-Leg Pete qui deviendra Pat Hibulaire, fait sa première apparition dans Alice Solves the Puzzle sorti le 15 février 1925 et devient un méchant récurrent de la série avant de continuer avec Oswald le lapin chanceux puis Mickey Mouse. S'il est un ours dans Alice et Oswald, son museau se raccourcit et il devient un chat avec Mickey.   Le personnage de Clarabelle Cow aurait fait sa première apparition dans Alice on the Farm en 1926 mais la vache de ce film est blanche et ne ressemble à Clarabelle que par son état bovin.

    Filmographie

       Dates de sortie d'après Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia.

      1923 Alice's Wonderland

       1924  Alice's Day at Sea (1er mars 1924)

      Alice's Spooky Adventure (1er avril 1924)

     Alice's Wild West Show (1er mai 1924)

      Alice's Fishy Story (1er juin 1924)

     Alice and the Dog Catcher (1er juillet 1924)

      Alice the Peacemaker (1er août 1924)

      Alice Gets in Dutch (1er novembre 1924)

     Alice Hunting in Africa (15 novembre 1924)

     Alice and the Three Bears (1er décembre 1924)

     Alice the Piper (15 décembre 1924)   1925

     

      Alice Cans the Cannibals (1er janvier 1925)

      Alice the Toreador (15 janvier 1925)

      Alice Gets Stung (1er février 1925)

      Alice Solves the Puzzle (15 février 1925),

     première de Margie Gay et de Black Pete  Alice's Egg Plant (30 mai 1925),

    seule apparition de Dawn Evelyn Paris  Alice Loses Out (15 juin 1925)

    , retour de Margie Gay  Alice is Stage Struck (30 juin 1925)

      Alice Wins the Derby (15 juillet 1925

    )  Alice Picks the Champ (30 juillet 1925)

     Alice Chops the Suey (30 août 1925)

      Alice the Jail Bird (15 septembre 1925)

      Alice's Tin Pony (20 septembre 1925)

      Alice Plays Cupid (15 octobre 1925)

     Alice Rattled by Rats (15 novembre 1925)

      Alice in the Jungle (15 décembre 1925)

       1926[modifier]  Alice on the Farm (1er janvier 1926)

      Alice's Balloon Race (15 janvier 1926)

      Alice's Little Parade (1er février 1926)

      Alice's Mysterious Mystery (15 février 1926)

      Alice's Orphan ou Alice's Ornery Orphan (1er mai 1926)

      Alice Charms the Fish (6 septembre 1926)

     Alice's Monkey Business (20 septembre 1926)

     Alice in Slumberland (29 septembre 1926)  

    Alice in the Wooly West (4 octobre 1926)

     Alice the Fire Fighter (18 octobre 1926)

     Alice Cuts the Ice (1er novembre 1926)

      Alice Helps the Romance (15 novembre 1926)

      Alice's Spanish Guitar (29 novembre 1926)

      Alice's Brown Derby (13 décembre 1926)

     Alice the Lumberjack (27 décembre 1926)  

     1927[modifier]  Alice the Golf Bug (10 janvier 1927)

      Alice Foils the Pirates (24 janvier 1927)

      Alice at the Carnival (7 février 1927)

     Alice at the Rodeo ou Alice's Rodeo (21 février 1927)

     Alice the Collegiate (7 mars 1927)  

    Alice in the Alps (21 mars 1927)

     Alice's Auto Race (4 avril 1927)

     Alice's Circus Daze (18 avril 1927),

     première de Lois Hardwick  Alice's Knaughty Knight (2 mai 1927)

     Alice's Three Bad Eggs (16 mai 1927)  Alice's Picnic (30 mai 1927)

      Alice's Channel Swim (13 juin 1927)

      Alice in the Klondike (27 juin 1927)

     Alice's Medicine Show (11 juillet 1927)

      Alice the Whaler (25 juillet 1927)

     Alice the Beach Nut (8 août 1927)

      Alice in the Big League (22 août 1927)

     

    source wikipedia


    votre commentaire

  • votre commentaire
  • Alice Comedies : Contrat et nouveau studio en Californie[modifier]

    À Hollywood, Disney monte une « affaire » d'animation avec son frère Roy. Ainsi débutent les Disney Brothers Studio dans le garage de leur oncle Robert. Ils obtiennent un contrat de distribution avec Margaret J. Winkler, distributeur de droits de New York, fiancée de Charles B. Mintz. Winkler et Mintz distribuent déjà la série Félix le Chat. Virginia Davis, la vedette des prises de vue réelle d'Alice’s Wonderland, est « extirpée » du Kansas, ainsi qu'Ub Iwerks à la demande de Mintz et Winkler. Le 16 octobre 1923 Disney signe avec eux un contrat pour réaliser douze films[20]. Cette date marque la création des studios Disney.

    Le 6 juillet 1925, Walt verse un acompte de 400 dollars pour acheter un terrain au 2719 Hyperion Avenue afin d'accueillir tous les animateurs[21]. Peu de temps après le 13 juillet 1925[22], Lillian Bounds, une des employées du studio travaillant comme peintre intervalliste et secrétaire, devient la femme de Walt Disney. Leur idylle aurait débuté parce que Walt ramenait souvent la jeune femme le soir avec sa voiture. Les jeunes mariés font une courte lune de miel au Mont Rainier et à Seattle[23].

    Les Alice Comedies qui mêlent animation et prise de vue réele rencontrent un succès raisonnable. En raison d'un chèque impayé, les parents de Virginia Davis la retirent de la série Alice. Elle est alors remplacée par Dawn O'Day puis par Margie Gay.

    En 1926, les Disney Brothers Studio sont rebaptisés Walt Disney Studio. Lois Hardwick assume aussi brièvement le rôle d'Alice. Jusqu'à la fin de la série en 1927, les sujets sont davantage centrés sur les personnages animés, en particulier un chat nommé Julius qui évoque Félix le Chat, plutôt que sur le personnage d'Alice. La série se rapproche de plus en plus des autres productions sans prises de vue réelle.


    votre commentaire

  • votre commentaire
  •  

     

      Walter Elias Disney dit Walt

     (5 décembre 1901 à Chicago, Illinois – 15 décembre 1966 à Los Angeles, Californie) est connu comme producteur, réalisateur, scénariste, acteur et animateur américain de dessins animés. Il fonda en 1923 la société Walt Disney Company et devint petit à petit l'un des producteurs de films les plus célèbres. Walt Disney est aussi le créateur du premier « parc à thèmes », inventant le concept.   Walt Disney est également connu pour avoir été un conteur d'histoire, et une vedette de télévision. Lui et son équipe ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré suite à une interprétation romantique de plusieurs journalistes comme son alter ego1 : Mickey Mouse.

    Walt Disney est né à Chicago le 5 décembre 1901, c'est le quatrième fils d'Elias Disney (d'origine irlandaise) et Flora Call2. Il portait en deuxième prénom celui de son père, et en premier, celui d'un proche ami de son père : Walter Parr, un pasteur de l'église congrégationnaliste Saint Paul3. Walt est baptisé le 8 juin 1902 dans l'église du révérend Parr et par celui-ci. En décembre 1903 naît la sœur de Walt, Ruth Flora Disney. La famille vit à l'époque sur Tripp Avenue, des revenus de l'entreprise du bâtiment d'Elias qui exerce principalement le métier de charpentier depuis qu'il a travaillé en 1893 sur les chantiers de la World Columbian Exposition4,5. Le nom Disney aurait pour origine une anglicisation du nom D'Isigny, qu'auraient porté deux soldats normands Hughes d'Isigny et son fils Robert partis à la conquête de l'Angleterre aux côtés de Guillaume le Conquérant, et restés dans le pays après la victoire de 10666. Une branche de la famille Disney émigre en Irlande au XVIIe siècle. Plus tard, Arundel Elias Disney, arrière-grand-père de Walt, son frère Robert et leurs familles s'embarquent en 1834 à destination de l'Amérique du Nord. Ils arrivent à New York le 3 octobre 1834. Robert s'installe dans une ferme du Midwest tandis qu'Arundel décide de s'établir à Goderich Township dans le Comté d'Huron, province de l'Ontario au Canada.   En 1906, en raison d'une crise dans le bâtiment, Elias ne peut plus mener son entreprise de construction7. La famille de Walt déménage dans une ferme de 20 ha à Marceline2, au Missouri, acquise pour 3 000 dollars et proche de celle de l'oncle Robert4. Walt doit attendre l'âge de huit ans pour rejoindre les bancs de l'école primaire de Marceline afin d'y aller en même temps que sa sœur, d'un an sa cadette. Elias tombe malade et ne peut plus assumer les travaux de ferme8. Il décide alors de vendre la propriété en 1909. La famille doit vivre dans une maison louée. En 1910, elle déménage alors à Kansas City2 afin de retrouver les frères aînés de Walt, Herbert et Raymond. La famille s'installe au 3028 Bellefontaine8. Walt est alors âgé de neuf ans et découvre une ville très active loin de la campagne qu'il idéalisera petit à petit. Il découvre aussi les parcs d'attractions à travers le jardin Fairmont installé à deux pâtés de maisons9.   Walt et son frère Roy travaillent durant leur temps libre dans l'entreprise paternelle de diffusion de journaux afin d'arrondir les fins de mois de la famille2. Selon les archives de l'école publique régionale de Kansas City, Walt Disney suit les cours de l'école secondaire de Benton2 à partir de 1911, et il obtient son diplôme le 8 juin 1917. Il y rencontre un jeune garçon nommé Walt Pfeiffer avec lequel il fera un duo de vaudeville8. En septembre 1917, la famille retourne à Chicago5. Walt Disney est inscrit à la William McKinley High School et en parallèle dans une des classes du Chicago Art Institute où il apprend les rudiments du dessin. Alors qu'il rentre avec sa sœur au collège, Roy doit, lui, travailler à la ferme de l'oncle Robert puis dans une banque pour subvenir aux besoins de sa famille. Walt trouve à l'époque deux petits emplois : remplaçant facteur et portier en uniforme à la station de métro aérien de la 35e rue5.

    En 1917, alors que la Première Guerre mondiale fait rage en Europe, Elias décide d'acheter une fabrique de gelée à Chicago. Walt préfère rester à Kansas City avec son frère Roy10,11. Il semble que ce soit durant cet été de 1917, grâce à Roy et son oncle Michael Martin, ingénieur dans les chemins de fer, que Walt trouve un travail de vendeur dans les trains ce qui lui permet de « voir du pays »12,11. Il occupe un poste de vendeur à bord des trains de la Missouri Pacific Railroad et, vêtu d'un uniforme de la compagnie, propose aux voyageurs des journaux, des bonbons, des fruits et des sodas. Dave Smith et Steven Clack pensent que c'est à cette époque qu'il se découvre une passion pour les trains à vapeur.   À l'automne, il rejoint sa famille à Chicago à la faveur d'une mutation. Il entre ensuite au lycée McKinley2 où il illustre le magazine des élèves intitulé The Voices. Durant l'été, il distribue des journaux et du courrier pour la poste et sort avec des filles le soir au cinéma. Un sujet l'obsède : « gagner la guerre »13.   Walt quitte alors l'école à l'âge de seize ans et souhaite s'engager dans l'armée. Bien qu'âgé de 16 ans, il pense pouvoir faire plus vieux mais pas assez pour les 18 ans nécessaires pour entrer dans l'armée14. N'ayant pas non plus l'âge requis de 17 ans pour entrer dans le corps des conducteurs volontaires d'ambulances de la Croix-Rouge américaine, il trouve une solution : falsifier son passeport avec l'aide d'un ami pour porter sa date de naissance à 190014. Il est accepté le 16 septembre 1918 et débute un entraînement à Sound Beach dans le Connecticut.   Incorporé à la division des ambulances de la Croix-Rouge américaine en France2, il fait son entrée dans la Première Guerre mondiale, le lendemain de l'armistice, le 12 novembre 1918. Débarqué au Havre, il est d'abord installé près de Saint-Cyr-l'École, puis est assigné à la conduite d'ambulances pour l'hôpital d'évacuation no 5 à Paris14 et enfin affecté à un camp de la Croix-Rouge à Neufchâteau, nœud ferroviaire situé dans les Vosges.   Il reste en France jusqu'à fin septembre 191914. Walt retrouve sa famille à l'automne, à Chicago8 puis rejoint son frère Roy, démobilisé de la Navy, à Kansas City.


    votre commentaire
  • Le Laugh-O-Gram Studio, ou la société Laugh-O-Gram Films Inc,

     

    Origine :

     la Kansas City Film Ad Co. et les Newman Laugh-O-Grams   L'histoire de ce studio débute avec la rencontre de Walt Disney et Ub Iwerks alors qu'ils n'avaient que 17 ans en 1919 au sein du studio publicitaire de Kansas City, Pesmen-Rubin Commercial Art Studio1. Les deux jeunes animateurs sont licenciés juste après la période de Noël. Mais Ub trouve une annonce pour un autre studio de la ville, le Kansas City Film Ad et propose à Walt de postuler pour le poste, qu'il obtient. Un mois plus tard, il obtient un emploi dans le studio pour Ub1. Les deux animateurs travaillent alors aux côtés de Fred Harman et William Red Lyon à la Kansas City Film Ad Company.   Durant l'année 1920 ou 1921, Walt Disney approche Frank L. Newman, le propriétaire d'une chaîne locale de cinéma, pour lui proposer un service d'animation de courtes séquences pour illustrer les nouvelles locales2.  

     

    Logo au générique d'un Newman Laugh-O-Gram. En 1921, Walt Disney se présente comme un jeune entrepreneur, dans le domaine de l'animation et sa carte professionnelle, qu'il a lui-même illustrée en se croquant à une table à dessin, stipule Walt Disney Cartoonist. Comic Cartoons. Advertising Cartoons. Animated Motion. Picture Cartoons3. Pour Russel Merritt and J. B. Kaufman, avec cette image « il donne un aspect plus professionnel au métier d'animateur, plus éloigné de l'image du magicien »3 que par exemple se donne Winsor McCay avec Gertie le dinosaure. L'auto-portrait et caricature que Walt Disney a fait pour cette carte, aussi présente aux génériques des Newman Laugh-O-Grams, le montre jeune, besogneux, faisant tout lui-même au point de ne pas prendre le temps de se coiffer correctement, les feuilles volant depuis la table à dessins3. Pour Merritt et Kaufman, Disney est très attentif à son image qu'il cultive à l'époque3.   Newman diffuse la bobine d'essai réalisée par Walt Disney le 20 mars 19212,4. À la suite de la bonne réception de première bobine, Newman en demande d'autres. Disney publie alors une annonce pour « former de jeunes animateurs », le premier à y répondre est Rudolf Ising, qui en réalité dessine le jour tandis que Walt, toujours en poste chez la Kansas City Film Ad, dessine la nuit2. À cette époque, Disney réalise les dessins à l'encre bleue, qui ne s'imprime pas sur les films orthochromatiques, tandis qu'Ising assure le dessin définitif et l'encrage2.   Les deux animateurs réalisent alors en 1920 plusieurs courts métrages d'environ une minute chacun pour le Newman Theater, un cinéma local voulant illustrer des problématiques locales en animation comme par exemple les conditions de circulation ou la corruption de la police5. Ces films sont nommés Newman Laugh-O-Grams.   D'après les souvenirs de Walt, il produit près d'un court métrage par semaine4. Toutefois en dehors de la bobine d'essai et quelques souvenirs de contenu, aucun des Newman Laugh-O-Grams n'a survécu.

    L'école du soir Disney

       Mais malgré le succès de ces très courts métrages, Walt souhaite aborder des sujets plus substantiels6. Il souhaite profiter du succès des Aesop's Fables de Paul Terry, série entamée l'année précédente, et décide de baser ses productions sur les contes de fées7. Grâce à la publication d'annonce, il regroupe d'autres animateurs, en réalité des étudiants, pour la plupart âgés d'une vingtaine d'années8. Le premier sujet de travail est le conte Le Petit Chaperon rouge de Charles Perrault6,8.   Mais à l'époque Disney n'a pas beaucoup plus d'expérience que ses élèves et pour combler ses lacunes, il utilise le livre d'Edwin George Lutz, Animated Cartoons; How They Are Made, Their Origin and Development publié en 19206. Avec cet ouvrage, il apprend de nombreuses techniques qui le classent dans le « camp » Bray-Lutz6. Il faut savoir qu'à l'époque, deux types d'animation/animateur s'opposent, celui descendant ou s'affiliant à McCay, avec une foule de détails, peints mais longs à produire et celui de John Randolph Bray dont le style, utilisant des méthodes de travail à la chaîne pour une production économique et rapide, a été codifié par Lutz, sans jamais le nommer6. Toutefois comme le notent Merritt et Kaufman, Disney conserve l'idée de McCay d'un haut niveau de qualité6.   En six mois, les étudiants animateurs réalisent Little Red Riding Hood et au printemps 1922, ils entament une nouvelle histoire The Four Musicians of Bremen9. D'après les propos d'Ising rapportés par Merritt et Kaufman, Walt Disney aurait contracté de nombreuses dettes pour débuter son activité et afin de limiter ses frais salariaux mais aussi voyant le bon résultat de ses productions, il décide de fonder son propre studio et de payer ses futurs employés en actions9.

    Début du studio Laugh-O-Gram Films  

     

    Logo au générique d'un Laugh-O-Gram. Le 18 mai 1922, Walt Disney dépose un dossier pour la création d'une société, avec 300 actions de 50 dollars chacune10. Le 23 mai 1922, l'État du Missouri édite le certificat de création de la Laugh-O-Gram Films Inc., avec pour capital initial 15 000 $9. Mais réellement seuls 51 % des actions ont été achetés soit 7 700 USD dont 2 700 USD en liquidité, le reste en investissement matériel11.   Grâce à l'argent récolté lors de l'émission de ce titre, Walt et ses anciens élèves achètent une caméra 35 mm Universal ainsi que son propre système d'impression afin d'accélérer le procédé précédent consistant à envoyer les films à Chicago9. De plus, la société emménage dans le McConahay Building situé au 1127 East 31st, à quelques kilomètres de la Troost Avenue où Walt donne ses cours11, et occupe cinq pièces du premier étage12. En juin 1922, la société se présente par voix de presse grâce à des annonces dans des publications commerciales11.   Les premiers animateurs — Hugh Harman, Carmen Maxwell, Lorey Tague et Rudolf Ising, ce dernier assurant plusieurs tâches — sont rapidement rejoint par Red Lyon, venu de la Kansas City Film Ad puis Otto Walliman9. En dehors des animateurs, Adolpg Kloepper est le gestionnaire, Leslie Mace le vendeur et Walt Pfeiffer, l'ami d'enfance de Disney, scénariste9. Malgré les titres et rôles donnés officiellement, la production se fait en fonction des aptitudes de chacun. Ainsi officiellement Lyon est le cameraman mais Ising et parfois Maxwell tenaient aussi ce rôle13.   Durant l'été 1922, la société finit la production de The Four Musicians of Bremen et entame celle de Jack and the Beanstalk14. Mais le besoin de revenus se fait sentir et ce même été le groupe part à la recherche d'un distributeur14. Des publicités annonçant la production de 12 films sont publiées dans le magazine Motion Picture News de juillet14.   Leslie Mace, le vendeur de la société, part à New York pour obtenir un contrat avec les distributeurs de la capitale d'alors du film mais il revient sans rien15. Sur le chemin du retour, il rencontre William R Kelley, le représentant du Tennessee d'un groupe de distribution de film en dehors des cinémas, essentiellement des écoles et des congrégations religieuses15.   Le Pictorial Club du Tennessee leur propose un contrat de onze mille dollars pour la production de six courts-métrages animés basés sur les contes de fées populaires et des histoires pour enfants1,15. Le 16 septembre 1922, le contrat est signé entre le groupe et le studio mais il permet au Pictorial Club de payer la totalité au plus tard le 1er janvier 1924, quinze mois plus tard15,16. Le Pictorial Club verse un premier acompte de 100 $8.   Les productions de la jeune société sont bien accueillies dans la région de Kansas City, mais les coûts dépassent les revenus.

    Des problèmes financiers

       En octobre, peu après la signature du contrat, alors que le studio vient de finir Goldie Locks and the Three Bears et poursuit Puss in Boots, le Pictorial Club du Tennessee stoppe ses activités15,16. La société ne paie pas Disney pour les films, soit par impossibilité soit par non vouloir8. D'après une lettre de Red Lyon à sa mère, mi-octobre, le studio perd 400 dollars par semaine16. Fin octobre, afin de gagner un peu d'argent, le studio se lance dans la photographie d'enfants, comme le rapporte le journal Kansas City Star16.   Début novembre 1922, Walt Disney embauche Ub Iwerks, ancien collègue de travail à la Kansas City Film Ad et typographe, qui « révolutionne son studio »14. Pour Barrier, le départ d'Iwerks de la société de publicité pour le studio alors proche de la faillite de Disney n'est justifié par aucune raison connue16. Un autre employé, arrivé peu après Iwerks, est Nadine Simpson engagée comme comptable mais ayant un réseau de relation dans le monde du cinéma à Kansas City14,17. Elle a permis au jeune studio de récupérer des films usagés de courts métrages diffusés dans les cinémas locaux et utilisés par les animateurs comme exemples et supports de cours14,17.   Quelques mois plus tard, après avoir réalisé les six premiers films, Disney et son équipe ne sont donc pas payés par leur partenaire18, qui en raison d'une faillite, provoque celle de Laugh-O-Gram19,20. Dès décembre 1922, avec la fin de la production de Cinderella, Disney ne peut plus payer ses employés21.   Heureusement, Thomas McCrum, un dentiste de la ville, sauve la société d'une faillite totale en engageant le studio pour 500 USD afin de réaliser un court métrage vantant le brossage des dents22,23 : Tommy Tucker's Tooth24,25. Avec une caméra achetée en septembre 1922, en prévision du tournage de film en prise de vue réelle moins coûteux à produire, Disney tourne Tommy Tucker's Tooth en décembre 1922 avec de nombreux enfants du voisinage22. Dave Smith considère ce film comme le premier court métrage éducatif de Disney26. Mais les revenus de cette production ne permettent pas à Disney d'éloigner le spectre de la faillite qui hante son studio mais se lance dans de nouveaux projets8.   Disney essaye aussi de diversifier son activité avec par exemple la production d'une série de films chantés nommés Song-O-Reels, qui devait être diffusée dans un cinéma local l'Isis Theater mais un seul film Martha a été tourné27. Ce projet permet toutefois à Disney de rencontrer l'organiste du cinéma, Carl W. Stalling.   En mars 1923, Disney cherche à intéresser Universal avec une série de très courts métrages nommée Lafflets, dont aucun ne nous est parvenu21.   Au printemps 1923, Walt Disney utilise toutefois ses animateurs et son matériel pour produire un film supplémentaire27. Le studio cherche à innover en se lançant dans la production d'un court métrage mêlant prise de vue réelle et animation, Alice's Wonderland, le pilote des Alice Comedies12,27. Le contrat avec Virginia Davis, lui accordant 5 % des recettes du film, est signé le 13 avril 192321,28.   Entre octobre 1922 et juin 1923, le studio fait face à de graves problèmes financiers que Walt cherche à éviter en se lançant dans de nombreux projets28.   Pour Merritt et Kaufman, en dehors de l'animation et du cinéma en général, les investisseurs locaux deviennent du moins sur le papier, les propriétaires de tout l'équipement et du contrat avec Pictorial Club29. Barrier est plus précis dans ses propos. Le 2 juin 1923, Disney transfère le contrat de Picturial à deux de ses investisseurs après avoir hypothéqué tout son matériel afin d'éviter la faillite21. À la mi-juin, durant la production de Alice's Wonderland, le studio regagne les locaux, moins chers, du 2241 Troot Avenue

    Fin du studio

       Mais le studio ne peut plus faire face à ses frais et se déclare en faillite en juillet 1923 malgré des coûts de production qui seraient aujourd'hui considérés comme dérisoires, 30 cents le pied de pellicule31. Roy Oliver, un frère de Walt alors en convalescence en Californie, invite ce dernier à venir à Hollywood.   Walt travaille alors comme photographe freelance et en vendant sa caméra, il réussit à rassembler assez d'argent pour acheter un aller simple en train pour la Californie. Il emmène alors avec lui Alice’s Wonderland, laissant derrière lui son équipe32. Christopher Finch rapporte qu'il serait parti avec seulement 40 dollars en poche et qu'il aurait promis à l'équipe de les aider à venir en Californie33.   À Los Angeles, il fonde le 16 octobre 1923 les Disney Brothers Studios avec l'aide de son frère, tant financière que pour la gestion34.   La liquidation du studio Laugh-O-Gram, à la suite de sa mise en faillite en juillet 1923, est une affaire qui ne prend fin qu'en janvier 192735. Entre-temps plusieurs problèmes surviennent.   En janvier 1924, la branche new yorkaise de Picturial Club achète à la branche de Kansas City, celle dont l'absence de paiement avait provoqué la faillite de Laugh-O-Gram, les droits du film pilote des Alice Comedies, Alice in Wonderland35. Pour rentabiliser son investissement, elle procède à l'exploitation du film mais cela provoque durant l'été 1925 le mécontentement de Charles B. Mintz, époux de Margaret J. Winkler dont la société a obtenu les droits de distributions de la série auprès de Disney, ce qui envenime les relations entre Mintz et Disney35.

    1922 : Little Red Riding Hood (29 juillet)

      1922 : The Four Musicians of Bremen (août)

     1922 : Jack and the Beanstalk (septembre)  1922 : Goldie Locks and the Three Bears (octobre)

      1922 : Puss in Boots (novembre)  1922 : Cinderella (décembre)  1922 : Tommy Tucker's Tooth (décembre)

      1923 : Alice's Wonderland (1923)

     

     

    source wikipedia


    votre commentaire